Publié par Collectif Solon

Pour une gauche rénovée

Nous vivons une situation politique inédite. Jamais les partis politiques traditionnels, à droite comme à gauche, n’ont été déconsidérés à ce point. 

La démocratie dans sa forme construite au 20èmesiècle est malade.

Le manque d’implication populaire dans la vie sociale et dans la vie politique en est un fort révélateur.

 

Les comportements de ces mêmes partis face aux conditions de plus en plus inacceptables, voire invivables, rencontrées par les couches populaires et moyennes de notre pays en sont l’une des causes principales.

Devenus uniquement des machines électorales, avec le succès qu’on leur connait,ils ont abandonné leur rôle de porteurs de projets de société pour ne considérer comme essentiels que des programmes électoraux, d’ailleurs abandonnés dès leur adoption. 

 

La gauche, qui est notre engagement de progressistes, a tellement déçu qu’elle ne couvre plus dans ses différences la totalité de l’expression d’une colère populaire déboussolée.

Coupée des besoins et des aspirations de la population, elle n’est plus en état de faire rêver. Le communisme caricatural des Pays de l’Est a trahi les idéaux marxistes. Son effondrement a discrédité l’idée même qu’une autre société est possible.

Le parti socialiste coupé de ses militants s’est noyé dans le pouvoir et y a abandonné ses valeurs. 

Pour les jeunes générations, être de gauche ne veut plus rien dire (ou peu s’en faut).

Est-ce caricatural de penser qu’actuellement, la gauche est divisée entre le « réalisme », dont se réclame le PS, et « l’innovation » qui s’exprime dans le désordre ?

Que faire ?

 

Rester dans une structure suppose que l’on a acquis la conviction que l’on peut y faire surgir le nouveau. L’actuel, c’est la gauche éclatée, le nouveau serait une gauche rénovée. 

 

Il serait utile d’avoir à nouveau conscience qu’un Parti n’est rien d’autre qu’un outil dans la lutte des idées. C’est un moyen, pas un but.

 

Les militants (le plus important dans les partis) sont des citoyens engagés. Ils ne peuvent l’être que dans la conviction qu’ils agissent pour des changements enthousiasmants et accessibles. Nombreux sont nos concitoyens qui, jeunes et moins jeunes, sont prêts à s’impliquer et œuvrer dans une gauche unie sur un authentique projet de société. C’est ainsi qu’un projet centré sur une écologie politique indifférente aux chapelles peut-être un moyen de relever le défi posé à la gauche et devenir le principal moteur de la transformation sociale.

 

Un projet d’intérêt général porté par une implication populaire majoritaire. Ce ne peut être résumé par une « réhabilitation » de partis ayant perdu la confiance des citoyens.

 

En 1920 à Tours, la Gauche de Jean Jaurès faisait scission.

 

En 2020, une gauche forte des enseignements de ce siècle pourrait donner d’autres perspectives d’existence  que celles dépendant d’une logique financière destructrice.

 

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