Publié par Collectif Solon

Œuvre réalisée par Brenda Putnam pour la Chambre des représentants des États-Unis.

Il y a plus de 2500 ans qu’un athénien du nom de Solon posait les premières bases de la démocratie.
C’est autour de son nom qu’un groupe de réflexion s’est constitué en Midi Pyrénées pour analyser les menaces qui pèsent sur l’expression civique dans la Société Française en ce début du troisième millénaire.

En effet la France va mal. Comme beaucoup de pays elle subit les effets d'une crise d'abord financière. De plus ses institutions sont victimes d'un large discrédit. Les français n'ont plus confiance dans leur classe politique. Les partis politiques se sont progressivement transformés en écuries présidentielles, laissant la voie libre aux populistes de tout bord, proposant des solutions simplistes faisant injure à l’intelligence de nos concitoyens.
Pourtant, sur l’analyse des blocages de la société française le débat intellectuel est intense et les récents travaux de différentes commissions aboutissent à des conclusions qui font généralement consensus sur les défis à relever en matière d’énergie, d’éducation, de politique industrielle, de fiscalité, de justice sociale et de politique de santé.
Cependant, lorsque l'on passe à la réalisation, des freins multiples apparaissent.
L'opposition politique combat les réformes de manière quasi systématique quitte à les reprendre à son compte quand elles sont entrées dans la réalité de la société française.
Chaque catégorie sociale semble préférer en ce qui la concerne le statu quo, pour des raisons multiples : corporatisme, préservation des avantages acquis ou tout simplement peu d'affinité pour le changement s'il doit vous concerner : le changement c'est pour les autres.
Plus grave, c’est au sein des élites et des représentants du peuple qu’une oligarchie s‘est peu à peu auto-reproduite pour dévoyer le débat démocratique à son profit. Les discussions actuelles sur le cumul des mandats nous en offrent la cruelle démonstration.
Et là, les intellectuels sont inaudibles ou presque. Là où ils devraient s’indigner et demander des comptes au nom de la nation, on ne les entend plus. Pour eux, leur tâche semble terminée. C’est une sorte de connivence insupportable avec tous ceux qui détiennent une parcelle de pouvoir.

C’est en constatant que l’analyse de ces blocages est quasi absente du débat intellectuel que le groupe Solon s’est constitué, associant des personnalités issues du monde politique, de l'université et de la société civile qui veulent réfléchir ensemble et proposer au débat des contributions visant à mieux souligner des mécanismes souvent sacrifiés sur l’hôtel du « politiquement correct ».

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